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Le vélo électrique solaire: la solution de mobilité en libre-service de demain?

14 novembre 2014
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Des défis majeurs sont à prendre en compte pour concevoir la mobilité de demain, sujet clé pour toute collectivité locale. Entre autres, 2 défis globaux, que sont les émissions de CO2 & l’épuisement des énergies fossiles, et 3 défis locaux que sont la pollution atmosphérique, les bouchons et le stationnement.

 

Le vélo en libre-service dans les villes

Le vélo se pose donc potentiellement comme un moyen de transport idéal pour une ville plus agréable à vivre. C’est cette vision qui a déclenché des initiatives de système de vélos en libre-service dès les années 60.

Rappel : un système de vélos en libre-service (VLS) met à disposition du public des vélos, gratuitement ou non. Ce service de mobilité permet d’effectuer des déplacements de proximité principalement en milieu urbain. Cette location de vélos est une forme de consommation collaborative et permet ainsi de lever trois freins à la pratique du vélo : le stationnement à domicile, le vol et la maintenance de son vélo personnel.

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Le premier système de ce type porté par une collectivité territoriale en France vit le jour à La Rochelle en 1974 avec l’installation de 350 « vélos jaunes » répartis dans trois stations en centre-ville, presque 10 ans après la mise à disposition gratuite des vélos blancs de Provo à Amsterdam en 1965. C’est enfin à Rennes que la première version informatisée du vélo en libre service au monde a vu le jour en 1998 avec le Vélo à la carte de Clear Channel. Depuis, de nombreuses villes ont suivi le mouvement, avec Paris, Lyon ainsi que des villes de plus petites tailles telles que Strasbourg et Valence.

Résultat : un franc succès auprès des habitants et une contribution positive à l’amélioration de la qualité de l’air, à la réduction de la pollution sonore et au décongestionnement du trafic.

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La nouvelle vague : le vélo à assistance électrique débarque dans nos villes

En 2014, les premiers systèmes de vélo à assistance électrique (ou VAE) en libre-service ont fait leur apparition à Madrid (projet BiCiMad), à Copenhague (projet ByCyklen), et en France à Vannes (projet porté par Transdev) et à Lille où une partie du parc de vélos est électrique (projet V’Lille).

Pourquoi le VAE se positionne-t-il comme la nouvelle solution idéale de mobilité douce en ville ? Les avantages du vélo à assistance électrique, ou VAE, sont nombreux. Tout d’abord, il peut faire gagner du temps sur les trajets urbains. Comme le souligne l’analyse de Nicolas Meilhan, du cabinet américain Frost&Sullivan, que ce soit d’un point de vue énergétique ou d’emprise au sol, le bus, le scooter et le vélo sont les plus efficaces dans des espaces limités et contraints. L’usage du véhicule partagé est une excellente alternative pour la ville pour fluidifier le trafic, et parmi les différentes options – voiture en libre-service, bus,… – le vélo à assistance électrique est le moyen de déplacement le plus rapide ! Avec une moyenne de 19 km/h, il est même plus rapide que la voiture, dont la vitesse moyenne est de 17 km/h, et, détail appréciable, l’usager arrive sans suer à destination.

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Parce qu’il ne craint pas les bouchons, parce qu’il est facile à garer, parce qu’il ne faut pas l’attendre, le VAE est plus rapide que le bus, le métro ou la voiture.
Le vélo électrique est écologique. Bien sûr, il fonctionne à l’électricité nucléaire, à moins d’être rechargé par une station de recharge solaire, mais il consomme tellement moins que tout mode de transport motorisé individuel ou collectif. Les constituants de sa batterie sont certes des métaux lourds, polluants si abandonnés dans la nature, mais ils sont recyclables.

Enfin, le VAE est bon pour la santé. Il permet un exercice d’entretien physique aussi discret qu’efficace, équivalent à la marche à pied.

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Comparaison VAE / automobile, en ville
source :
http://www.fubicy.org/

Le VAE est bien très adapté aux déplacements courts (moins de 15 km). Une étude de l’INRETS (1999) a montré que « plus de la moitié des déplacements automobiles concernent des trajets inférieurs à 5 km, dont la moitié à 2 km, avec une vitesse moyenne de 13 km/h ». Or la voiture est très mal adaptée aux déplacements courts. A froid le moteur « serre », l’usure est plus grande, la consommation augmente et le pot catalytique est peu efficace, d’où une pollution maximum.

Comparaison selon 18 critères urbains Auto VAE
Accessibilité à tous. Permis de conduire oui non
Facilité de stationnement en centre ville difficile moyen
Port d’objets lourds ou encombrants oui non
Effort physique nul bénéfique
Confort grand moyen
Convivialité (rencontres occasionnelles) nulle grande
Sécurité du conducteur (en ville) bonne moyenne
Danger pour autrui énorme faible
Pollution énorme très faible
Bruit moyen très faible
Temps de déplacement pour d supérieur à 5 Km minimum
Temps de déplacement pour d inférieur à 5 Km minimum
Ponctualité (fonction du trafic) mauvaise bonne
Disponibilité (n’importe quand, comparativement aux transports en commun) bonne bonne
Energie consommée et émission de GES énorme faible
Espace public ou privé consommé important faible
Coût public (infrastructure) énorme faible
Coût privé (prix de revient kilométrique) important faible
Critères satisfaisants 5 sur 18 14 sur 18
Avantages VAE par rapport à auto 14 sur 5

VAE en libre-service + énergies renouvelables = un couple gagnant pour les villes

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